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L’Afssa au secours des industriels du plastique

En période de crise, en France, mieux vaut ne pas être trop regardant à l’environnement, la santé ou même simplement à un bon vieux principe de précaution.

Suite à un rapport rendu par l’Université du Missouri, rédigé par le très sérieux Professeur Frederique Vom Saal, éminent spécaliste mondial du Bisphénol-A, le Canada a décidé de protéger ses enfants au nom du principe de précaution et a interdit les biberons contenant cette substance, reconnue comme  perturbateur endocrinien.

En France, l’Afssa vient de rendre un avis qui va à l’encontre des 150 études réalisées sur le Bisphénol-A qui soulignent les effets négatifs de cette substance, MEME A FAIBLES DOSES.

Bizarrement, l’Afssa donne un avis ressemblant fortement à celui des industriels du plastique : les quantités de bisphénol A transférable à l’aliment sont très faibles et restent très inférieures à la valeur maximale de migration retenue par l’AESA pour son calcul d’exposition” (pour un  chauffage de 10 minutes au micro-ondes).

D’ailleurs, l’Afssa remet en cause également l’usage des biberons en plastique polycarbonate en même temps qu’une eau calcaire ou que de certains produits pour laver la vaisselle, ces deux éléments étant soupçonnés de favoriser le transfert du Bisphénol-A dans le lait. L’Afssa qui écrit  d’ailleurs  “la stérilisation des biberons n’est pas indispensable ; un lavage au lave-vaisselle ou à la main, au goupillon, dans de l’eau chaude additionnée de liquide vaisselle est suffisant.”

L’avis des industriels du plastique fait, quant à lui, passer le Bisphénol-A pour une substance sans danger car libérée en trop faibles quantités pour être nocive. La dangerosité du Bisphénol-A serait à la limite de la rumeur infondée.

Le rapport de l’Afssa : http://www.yvelines.pref.gouv.fr/sections/sante_et_solidarite/sante/la_petite_enfance/avis_de_l_agence_fra/downloadFile/file/biberons.pdf

En résumé, le Bisphénol-A est bien présent dans le lait contenu par des biberons en plastique polycabonate. Il s’agit bien d’un perturbateur endocrinien. Cependant l’Afssa estime, tout comme les industriels du plastique, que les quantités libérées sont admissibles. Idem pour les bouteilles d’eau, récipients alimentaires utilisés quotidiennement, même si une récente étude américaine a étudié 2517 personnes et que 92,6% d’entres elles avaient bien du Bisphénol-A  dans les urines, majoritairement des femmes et des enfants.

Il est dommage, en ce XXIème siècle, que la bêtise au service du profit à tout prix soit elle aussi admissible aux yeux de ceux qui devraient être un rempart face aux dérives industrielles.

Tabarnouche ! Ils sont quand même bien niaiseux, à l’Afssa !

Plus d’infos : http://www.coucheslavables.com/blog/?cat=3

Le maïs transgénique MON810

Mai 2007 : l’Allemagne, suite aux dernières études scientifiques publiées, a suspendu via l’Office Fédéral (allemand) pour la Protection des Consommateurs et la Sécurité Alimentaire, l’autorisation donnée à Monsanto de vendre du maïs géntiquement modifié MON810 sur son territoire. 

 ”Incertitudes, données insuffisantes, jugements subjectifs sur la sûreté des aliments et cultures OGM…”

La publication de ce rapport sur les réserves –jusqu’à présent tenues secrètes – qu’a pu émettre la Commission concernant les OGM,représente un tournant en Europe.”E

 En savoir plus sur ces informations que l’on nous cache (source Les Amis de la Terre et   Greenpeace) :

http://www.amisdelaterre.org/IMG/pdf/Rapport_Commission_Europeenne_OGM_2006.pdf

Arrêté suspendant le maïs 810 en Allemagne comportant les motifs de cet arrêté  : http://www.amisdelaterre.org/dist/vignettes/doc.png

En France, l’Afssa (l’Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments), l’équivalent de l’Office Fédéral pour la protection des consommaters et la Sécurité Alimentaire, remet clairement en cause la clause de sauvegarde que la France avait adopté au printemps 2008 en interdisant la commercialisation du maïs MON810. En effet, dans un rapport, l’Afssa conclut à l’inocuité du maïs transgénique alors même que le Directeur du CNRS, Yves le Maho, transmettait en juin 2008, à la commission européenne, un rapport dans lequel il affirmait qu’il était impossible “de conclure à l’inocuité et préconisait, au nom du pricipe de précaution, de justifier l’interdiction de commercialisation du MON810.

Si on prend en compte le fait que l’Afssa n’a jamais fait d’étude su les effets à long terme, du maïs transgénique MON810, il paraît évident que le principe de précaution des uns, ne semble pas concerner cette agence française dont le rôle théorique serait de protéger les citoyens français, contre la consommation d’organismes présentant de sérieux doutes quant à leur inocuité sur la santé et l’environnement.

Mieux connaître les OGM : http://alphyroth.free.fr/index.htm